Stigmergie

De Wiki des communs

La théoricienne Heather Marsh a écrit un article sur l’application de principes issus de la stigmergie à la collaboration dans des grands groupes et comme une méthode de gouvernance alternative à mi-chemin entre les organisations fonctionnant sur un modèle de compétition et celles fonctionnant sur un modèle de coopération.

Cet article a été traduit par Lilian Ricaud, Chercheur, consultant, formateur, et est disponible sur sur blog.

"Dans le schéma de la stigmergie [...], tous les travailleurs ont une autonomie complète pour créer comme ils le souhaitent; le pouvoir du groupe d’utilisateurs réside dans sa capacité à accepter ou rejeter le travail. Comme il n’y a pas de personne désignée pour accomplir une tâche, les usagers sont libres de créer une alternative s’ils n’aiment pas ce qui est proposé."

La stigmergie, un modèle avec « autorisation à priori » : La stigmergie n’est ni compétitive ni collaborative dans le sens communément admis du terme. Avec la stigmergie, une idée initiale est donnée librement, et le projet est conduit par l’idée, pas par une personnalité ou un groupe de personnalités. Aucun individu n’a besoin de permission (modèle compétitif) ou de consensus (modèle coopératif) pour proposer une idée ou initier un projet.

  • Il est prudent de limiter la stigmergie à des actions pour lesquelles on ne cherche pas à avoir un résultat précis dans un délai précis (si on a un délai et un objectif précis, nécessité de gérer les tâches critiques en mode classique hiérarchique ou consensus).
  • Concrètement, les conditions de travail sont mises en place par ceux qui le souhaitent (location de salle, matériel,...) et chacun est invité à rejoindre le travail en cours.
  • Il y a plusieurs activités au choix, et de préférence les activités sont à l'initiative des participants.
  • Chacun a le droit de changer d'activités si il en a envie, et le "droit au fork" (je ne suis pas d'accord sur une piste et je pars sur une autre piste) Dire "je veux faire autre chose et/ou procéder autrement" et se mettre en action.
  • Cette auto-organisation n'est efficace que si chacun prend soin de laisser des traces (écrites) de son activité, si ces traces perdurent, et si le collectif prend soin de rendre visibles ces traces pour favoriser leur perception par d'autres.

Voir aussi :