ROUMICS 2017 - Hackons uber !

De Wiki des communs

Pour ne pas se laisser “uberiser”, organisons-nous ! Présentation de différentes initiatives de plateformes coopératives.

  • TILIOS, la communauté des tiers-lieux libres et open source,
  • Open Food France, une plateforme en logiciel libre d’épiceries et d’achats groupés
  • Coop Cycle, une plateforme de livraison de repas open source à vélo,
  • Brasserie Singe Savant, une nanobrasserie urbaine et un espace de cobrassage pensés à partir de logiciel et matériel libre
  • Covoiturage libre, le covoiturage, un bien commun !


Bastien Sibille, Covoiturage Libre[modifier | modifier le wikicode]

20 000 personnes actives et 200 bénévoles

le numérique a permis de développer des actes de solidarité qui étaient jusque là très personnels

ces actes sont aujourd'hui médiés par des plateformes : Uber, BlaBlaCar, etc.

mais en face de cela, ce sont des société privées qui privatisent, marchandisent cette solidarité

ils en extraient la valeur produite par les usagers

-> On a la capacité de créer de grandes plateformes qui maintiennent sous la forme de biens communs ces gestes de solidarité.


100 000 trajets par an, 200 bénévoles plus ou moins actifs dans le temps, 20 contributeurs assez réguliers.

Nés en 2011 en révolte. Les actes de solidarités qui étaient autour de la personne aujourd’hui ils sont médiés par la plateforme. Ca le rend beaucoup plus puissant. Mais le revers de la médaille est qu’en face de ça il y a des sociétés privées qui privatisent l’acte de solidarité en prenant de la valeur de cette solidarité essentielle.

La contribution est de plusieurs ordres. Toute personne qui propose ou prend covoiturage est le niveau plus bas de la contribution. Pour cela on a besoin d’une plateforme qui fonctionne, et pour cela on a besoin de gens qui y travaillent. Puis une 15ène de personnes qui répondent aux questions posées par mail sur la hotline. Il faut former les nouveaux, entretenir les gens. Le point clé est l’animation de la contribution : qu’ils travaillent ensemble, qu’ils restent dans le projet.

On est sur Facebook. Dès qu’on passe sur des outils libres on perd des gens.

Nous on a mis le code source sur une licence GPL3 . La question est comment on peut mutualiser les données de covoiturage. Ça ne marche que s’il y a un certain volume de gens (seuil de liquidité). On estime que ce seuil est 800.000 trajets. En libérant la plateforme on diminue notre capacité à atteindre ce seuil. Comment à la fois libérer le code source et travailler sur l’interopérabilité des données ?

L’acteur public peut jouer un rôle fondamental en mettant les acteurs autour de la table. Un concurrent s’est mis à appeler tous nos conducteurs. Je rejoins Sébastien sur ce sujet.

Financement : on a besoin de 2 millions d’euros pour atteindre (vis-à-vis de Bla Bla Car qui a levé 675 millions lors de la dernière levée de fonds)

La SIC est une bonne réponse. Pour le modèle économique de long terme on veut le don libre. On n’a pas de commission aujourd’hui.

L’Etat doit investir davantage dans les services d’intérêt général. Insérer de l’argent massif sur ces plateformes. La SNCF a lancé sa plateforme de covoiturage fermée


Myriam, Open Food France[modifier | modifier le wikicode]

fait partie d'un réseau international Open Food Network : https://openfoodnetwork.org/ (Plateforme est née en Australie en 2012)

92% de nos achats passent par 4 centrales d'achat. (Produits de regroupements et de concentrations capitalistiques)

-> Soutenir décentralisation. Permettre aux producteurs de reprendre la main.

Reconnecter producteurs et consommateurs.

1/ Plateforme = place de marché classique. https://www.openfoodfrance.org/

Outil = couteau suisse où chaque acteur peut venir chercher ce dont il a besoin (Open Food n'impose rien)

2/ Créer communauté apprenante


11.000 achats sur 1 an et demi d’existence. 1.200 acheteurs, plus de 200 acteurs

Mission: permettre le changement d’échelle des circuits courts. Décentraliser l’achat d’aliments.

La plateforme est un outil qui permet de faire des achats où chacun peut choisir son modèle, à la différence de La Ruche Qui Dit Oui. On crée des standards ouverts communs pour mutualiser avec d’autres plateformes des données et mutualiser des infrastructures. Le code est mutualisé à l’internationale et cela sert partout dans le monde qui puisse avoir besoin de la même fonctionnalité. Il y a une énorme rationalité économique dans le sens des économies d’échelles dans les communs.

Il y a un temps de compréhension pour les développeurs qui arrivent. Il y a donc beaucoup qui viennent et partent rapidement. Le manque de culture entepreunariale est aussi une entrave. On a deux licences dans la communauté OFN : GPL3 pour le code et une licence de marque. On est en train de créer un réseau d’entités juridiques affiliées à cette marque : gouvernance démocratique, partager le code.

N’importe qui peut le faire. Si ils jouent le jeu ils ont leur voix dans la communauté et peuvent avoir leur support.

Data Food Consortium, qui va rejoindre La Fabrique de la Mobilité. Certaines données, certains usages en open data. D’autres en commun. Si toutes mutualisent la donnée sur les flux logistiques pour en faire un qui serve à tous. Il faut travailler sur la notion d’infrastructure digitale. La puissance publique doit en prendre conscience.

On a un modèle complexe. La société se finance aujourd’hui autour du don en 4 types :

  • Utilisateurs de la plateforme (argent ou sous une autre forme)
  • Fondations (MACIF et Danielle et …)
  • Apport d’affaires : ceux qui créent de la valeur grâce aux communs cèdent une partie aux communs (ex : développeurs qui vendent un service autour d’un site web compatible avec OFN)

Après on va passer à une SIC


Tiers Lieux Libres et Open Source (TiLiOS) à travers le portail Movilab[modifier | modifier le wikicode]

Tiers-lieux = configuration sociale de personnes qui se regroupent pour produire des communs

Qu'est-ce qu'un tiers-lieux ? https://www.youtube.com/watch?v=_z8TEKzwrSY

Ouvrages des TL : Fork The World https://nicolasloubet.gitbooks.io/fork-the-world/content/chapter3/ouvrages.html


Tiers lieux Libres et Open Source. Définition d’Antoine Buret. Configuration sociale qui se réunit autour de la construction d’une représentation commune. En gros des personnes qui se réunissent pour produire du commun.

Plateforme Movilab pour produire une documentation commune.

On constate une vraie nécessité à outiller les compétences juridiques.


Guillaume, Le singe savant[modifier | modifier le wikicode]

brasserie locale, applique le modèle des communs à la brasserie

BrewPi : https://www.brewpi.com/ appareil de contrôle de température open-source de

Qu’est ce qui se passe si on met un fablab ?Ouvrir à d’autres que ceux qui sont censés brasser, mutualiser la brasserie et les outils chers en investissement. Qu’est-ce qui se passe en tant qu’amateur/pro ? Si ces personnes viennent, comment trouver un système de rémunération ou de recettes communes ?

Revalorisation des déchets

récupération de la dreche

recyclage des bouteilles (mutualisation entre brasseurs)

Comment faire du commun avec une brasserie ? Qu’est ce qui se passe si on met la composante fablab à la brasserie ? Mutualiser les outils, qui sont assez chers.

Si tous ces gens viennent, comment trouver une rémunération ?

Pour le volet écologique on se demande comment on peut revaloriser nos déchets entre brasseurs.

On mutualise du logiciel et du matériel open hardware.

On utilise les plateformes collaboratives classiques type github mais aussi des privatives (paradoxal). On a de la chance car il y a pas mal de développeurs fans de la bière. Mais ça reste centré sur peu de contributeurs.

Comment rémunérer les brasseurs sans juste faire de l’argent avec leurs recettes ?

Une licence est intéressante sur le design du matériel. On a mis en partage avec tout le monde mais tout le monde revient en disant « j’ai brûlé ma carte, vous êtes nuls » et beaucoup font amalgame entre la carte avec le plan original et un autre qu’ils ont bidouillé. On passe un temps infini à répondre à des gens en faisant du support et la moitié des messages sont « j’ai brûlé ma carte » mais le problème n’est pas dans la carte. Ça nous rapporte plus de problèmes que de bénéfices.

On va publier un livre sur une brasserie DIY, comment le faire avec peu d’argent.


Coopcycle[modifier | modifier le wikicode]

https://blogs.mediapart.fr/coopcycle/blog/250817/coopcycle-une-cooperative-contre-luberisation

http://coopcycle.org/

Créée suite à faillite de take eat easy (http://www.lelibrepenseur.org/uberisation-take-eat-easy-fait-faillite-et-laisse-sur-le-carreau-2500-coursiers/ ; http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/fin-de-course-pour-take-it-easy-en-faillite_1570115.html )

Fonctionnement plateforme coopérative https://docs.google.com/spreadsheets/d/1jbxH_jgiEYYhvWJ6fUSVynCyKrIDpL7NoIuiZ4U4eRw/edit#gid=0

L’an dernier face à la faillite de Take It easy. J’ai rencontré Jérome militant anti ubérisation.

Plusieurs objectifs : créer une plateforme équivalente à celles type Deliveroo, protéger le commun avec une licence adaptée . On travaille à la création d’une coopérative parisienne.

On travaille avec les différents collectifs de livreurs en France pour arriver à une coopérative nationale.

On a choisi la Peer Production Licence. Peut-être elle plus adaptées aux biens physiques. En gros pour utiliser le logiciel il faut être une coopérative. On ne veut pas que des entreprises capitalistiques s’en servent.

Comparer les différents modèles de plateformes

Quelle.s manière.s pour organiser la contribution de personnes réparties sur un territoire (local > mondial) ?

> aspect numérique : logiciels (ex : contrôleur de température lors de la fermentation gérée par une boîte associée), outils : GitHub, slack (outils propriétaire https://slack.com/intl/fr-fr), discourse (https://www.discourse.org). Contribution ponctuelle mais difficulté de se dégager du temps en parallèle d'une activité principale. Problème de compétences également.

Malgré la présence de moyens de rétribution, la structuration de la contribution entre temps bénévole et temps rétribué n'est pas encore saisie. > professionel/amateur : frontière qui se brouille. Comment faire pour que des brasseurs amateurs puissent être rémunérés de manière équitable ?

Freins : difficulté autour de la culture entrepreneuriale, début d'engagement puis urgence pour trouver un travail alimentaire bien qu'il existe parfois des moyens pour rétribuer cette contribution (OFF). Temps de contribution bénévole (véritable investissement) > création de valeurs > rétribution.

Problème n'animation des équipes de développeurs => Comment animer la contribution ? Dès le passage à des outils plus libres, on perd des gens...coucou framasoft allez-y !

QUID d'une charte sur les acteurs globaux sur l'utilisation d'outils libres (GitLab, http://framagit.org/ VS GitHub ; Rocket VS Slack https://alternativeto.net/software/slack/?license=opensourceetc.)

Les outils utilisés par les contributeurs Open Food France : http://forums.openfoodfrance.org/t/les-outils-utilises-par-les-contributeurs-open-food-france/48

Des outils pertinents et efficaces pour la gestion de communauté > Quid de l'échange avec Framasoft sur le développement des outils libres mais jugés insuffisamment efficaces. L'efficacité pour des "communautés" reposant notamment sur la masse critique d'utilisateur.rice.s, sans doute y a-t-il un effort à fournir pour se maintenir dans l'esprit des Communs.


Licences ?[modifier | modifier le wikicode]

Peer Production License : licence à priori pour des biens matériels, pour utiliser le logiciel il faut notamment mettre en place un système démocratique pour la société qui l'utilise commercialement https://wiki.p2pfoundation.net/Peer_Production_License

Licence libre et monde physique ?

Quid d'une régulation Low-Tech pour la fermentation (?) Moins technique, moins performantes (productivité, rendement), mais plus accessible et supérieure en rendement global (incluant les cartes brûlées ;-)

Réflexion sur un label, une marque pour les TL => quid de la liberté d'hybridation et d'adaptation du TL

Le TL se pense comme une distribution logicielle

Projet table cairn (http://notesondesign.org/cairn-une-table-de-donnees-sur-les-pratiques-dans-les-fablabs-par-pauline-gourlet/ Table de visualisation


OpenFood Network a mis en place une gestion de marque : il est nécessaire de répondre à des critères pour utiliser la marque, en revanche l'accès au code source de la plateforme est ouvert sans conditions

Ex. aussi de la marque Wikipedia dont l'usage est bien défini et fait l'objet d'une gouvernance collective (une réf. à fournir là dessus ?)

Multiplicité des modèles / libérer le code source de la plateforme et interopérabilité / masse critique

Projet ADEME La Fabrique des mobilités, qui interroge des acteurs de la mobilité sur les choses qu'ils sont prêts à libérer

Mutualiser / Besoins / Moyens Une plateforme = Ensemble de briques

Voir aussi : http://contributivecommons.org/licences-a-reciprocite/

Gouvernance & plateformes ?[modifier | modifier le wikicode]

L'acteur public pourrait jouer un rôle dans le fait de mettre tous les acteurs autour de la table, de garantir des échanges justes, de travailler sur la gouvernance des données open data ou common datas : selon les contextes

Coallition publique commun : coopératives de protocoles, cofinancement. Les collectivités ont besoin de services collaboratifs locaux, nécessité de mutualisation plutôt que de développer des mini AirBnB locaux.

Importance des infrastructures numériques (plateformes).


Financements ?[modifier | modifier le wikicode]

Open Food Network : Asso => SCIC, du don à un modèle marchand. Constitution d'un réseau de prestataires qui utilisent du commun, modèle d'apport d'affaire permettant à ceux qui créent de la valeur de la partager avec le commun.

Modèle coopératif et besoin d'investissement ? Coopérative pour rester propriétaire du capital (pas tout suivi) ? Modèle économique de LT ? Contribution libre. "Un jour l'Etat a réussi à faire la SNCF"