SEGGLE

De Wiki des communs

S.E.G.G.L.E : Système d’Echange et de Gouvernance, Global, Local et Equitable

Contact : seggle.grenoble@gmail.com

Auteur : Jonathan Odonetto

I) INTRODUCTION

Présentement, il est cherché à faire une présentation brut et au moins exhaustive, sur des points clés, dont nombreux mériteraient d'être développés ; les parties suivantes à cet effet et au-delà seront ultérieurement ajoutées. Ne pas hésiter à poser toute question ou échange d'idée à seggle.grenoble@gmail.com

Né d'une réflexion ancienne et plus largement explorée à la suite des revendications sociales du mouvement Nuit Debout GRENOBLE, sur un axe de réflexion spécifique à la place donnée à "la monnaie", rejoignant l'initiative des communs et s'essayant à Géfélépots : Le SEGGLE rejoint les initiatives de l'ESS et s'essaie au développement d'une économie du partage et de la participation.

Pour ce projet il s’agit de créer un outil numérique inter-structures pour aider à gérer le temps de bénévoles disponible en interne et entre les initiatives, pour ainsi offrir un système organisationnel, incorporant tout un ensemble d'outils aidant à la prise de décisions, au positionnement, à la mutualisation, au partage de données et beaucoup d'autres choses. Il revient par-ailleurs à développer une économie participative et non marchande via des prix stratifiés d'un mix d'€uros/Cairns et de temps, concernant les biens et services offerts, sur des axes collectivement choisis de sorte à renforcer l'autonomie du territoire (alimentation, énergie, mobilité, chantiers participatifs, propreté et espaces verts, création d'emplois, etc.).

Il s'agirait d'un "facteur d'offre et de production du commun"

Il s'agit d'un projet pour tous, collectif et de société, qui appelle à réunion l'Assemblée des Communs de Grenoble, le Cairn, l'Accorderie, les SELs de l'agglomération, les acteurs du commun, les associations, les institutions, les individus, etc.

Il vise à regrouper l'ensemble des initiatives en cours et les process open-sources qui peuvent-exister, pour les combiner, les impulser, plus largement via la réalisation d'initiatives concrètes. C'est en effet tous ensemble et par le bas, qu'il nous sera donné la possibilité de repousser les lignes.

Son but est de développer un nouveau paradigme économique, à travers une économie coopérative, participative et non marchande, à l'échelle du Bassin Grenoblois, avec objectif de rendre possible à terme l’autonomie locale de chaque territoire via un modèle transposable à une échelle nationale et au-delà.

Son ambition trouve son origine par :

A/Une remise en question du système monétaire qui :

- Ne relève pas les défis sociaux et environnementaux

- N'est pas accessible à tous

- Est une barrière organisationnelle certaine (en moyenne : 80% du prix de quelque chose représente le coût de la main d'œuvre)

- Nécessite une croissance exponentielle et perpétuelle de la demande de crédit pour rembourser des intérêts, au-delà de la quantité d'argent créée par celui-ci (cf : système de réserves fractionnaires et accords de Bâle)

- Entraîne la logique irrationnelle que de faire croître des chiffres, ce qui tend à financer des démarches profitables financièrement mais extrêmement nuisibles, aussi bien aux humains qu'à l'environnement.

- Est déconnecté de la réalité d'un échange, c'est du temps ! Quand je paie 500€ un site internet, j'échange en vrai 64h de travail "non qualifié" (SMIC net 2019 = 7,72€/h) contre 30h de travail "qualifié". Sur le prix payé : 22,4h de travail "non qualifié" seront des taxes (ex : TVA + IS à 15%)

- Créé la question de viabilité économique d'une activité face à un marché mondial, du fait d'un "problème de transitivité de la monnaie" (héritage direct que d'avoir utilisé une quantité de matière pour échanger en fonction de sa disponibilité : une même force de travail négociée peut valoir 1 dans une communauté donnée et 10 dans une autre communauté)

- Etc. La liste est longue !

→ La monnaie est avant tout une institution sociale, qui par son obtention, permet de puiser la force de travail au sein d'une communauté. Il s'agit par ailleurs d'un véhicule d'une valeur d'échange/force de travail négociée qui aujourd'hui est totalement obsolète puisqu'elle peut-être aisément remplacée par un outil numérique à même de comptabiliser du temps via un système d'endettement relatif (crédit mutuel). Elle est en vrai une très mauvaise unité de compte et une réserve de valeur de mauvaise qualité. Son usage est défavorable à tous, y compris aux plus riches (diminue leur pouvoir d’action, rend leur position nuisible vis à vis du reste du groupe alors que cela pourrait donner l'inverse, amplifie une guerre des classes impulsée par le fait de chercher à préserver la rentabilité du capital, voué à s’écrouler dans tous les cas → "Effet de la perte thermique du moteur monnaie" → grande discussion à mener à ce sujet !  : Le changement de paradigme économique ne pourra s’opérer que dans la préservation de tous les intérêts, ce qui est réalisable en changeant d’outil.)

B/ Une volonté d'oeuvrer au service du commun via une économie participative pour :

- Permettre des actions autogérées et pérennes

- Gagner en pouvoir d'agir et retrouver de la liberté organisationnelle

- Donner vie aux process de productions open-sources mis en commun

- Mutualiser les facteurs de production → C'est ce qui véritablement représente la valeur de nos sociétés

- Partager les biens et services produits par la participation de tous dans un cadre non-marchand

- Diminuer les coûts via une démarche participative, permettre un effet de levier en matière de pouvoir d'achat et diminuer les dépenses des collectivités locales pour répondre aux besoins de la population

- Développer l'accessibilité

→ Réapproprions-nous l'argent, c'est du temps ! Et le premier des communs !

Pour faire bouger les lignes, il est important d'être "stratégique", d'être un maximum de parties prenantes et d'axer en premier lieu le développement d'une telle initiative à des actions visant à relever les défis sociaux et environnementaux de notre temps.

Les axes principaux à développer concernent : L'alimentaire (invendus ?), l'énergie (assemblage cellules photovoltaïques ?), la mobilité (assemblage vélos et trottinettes électriques ?), le logement (STECAL dans le cadre de fermes/éco-villages ?), la réduction des dépenses publiques (Propreté et espaces verts ?), créer de l'emploi (redonner de la viabilité économique à des activités via une démarche participative)...

Ces axes sont à même de renforcer l'autonomie de nos territoires.

Même si nous devons quitter cette société d'experts, leurs visions ont tout intérêt à être introduites dans le débat public. Le cadre universitaire quant à lui n'est pas à négliger, pour la mise en oeuvre d'applications théoriques, à travers un outil numérique dédié (micro-économie appliquée ?) et le possible "cadre expérimental" qui pourrait-être apporté par un enseignant/chercheur en sociologie. Les collectivités sont par-ailleurs à même d'être de précieux alliées.

Comme principal acteur nous avons GEFELEPOTS (Groupe d'Entraide Fruits Et LEgumes POur TouS) qui est un acteur du commun oeuvrant dans une démarche autogérée et participative, à la récupération des invendus des magasins BIO du bassin Grenoblois et qui s'attaque au premier pilier, celui de l'accessibilité alimentaire.

La concrétisation du projet qu'est le SEGGLE commencera par un cycle de débats dès l'Automne, à la conception d'un outil numérique dédié et au soutien des démarches stratégiques identifiées.

- EXEMPLE D’APPLICATIONS ATTENDUES A TRAVERS UNE DÉMARCHE PARTICIPATIVE : https://drive.google.com/open?id=1lH0W9I2Bum8xf_ulPyiXYVq8SLW9S01-

- Flyer distribué aux rencontres de l'écoosystème en version PDF : https://drive.google.com/open?id=1pcjlmXEkfplhUqW-_xPhYMbzm3HwSMlE

Ce projet nécessite de la gestion et de la modération par un collectif inter-associatif qui doit se constituer et s’officialiser.

Mobilisez-vous et envoyez un mail pour vous joindre au projet !